De Douala à Dakar

J’avais promis d’écrire cet article. En fait, je m’étais promis de faire le point, pour moi. Mais je me rends compte qu’il y a des choses que je devrais partager. Donc voilà, je vais vous parler du pourquoi et du comment de ma présence au Sénégal.

Pourquoi le Sénégal ?

Depuis plus de 5 ans j’avais cette forte envie de visiter le Sénégal voire d’y vivre. Je ne sais pas si c’est la raison pour laquelle j’ai suivi des sénégalais sur Twitter ou si c’est parce que je les ai suivis que j’ai eu envie de découvrir leur pays (Salahshou, Pracee ont été les premiers d’une longue liste). Qu’à cela ne tienne, je sentais qu’il y avait un truc et j’ai d’ailleurs retrouvé une discussion de 2013 dans laquelle je mentionne cette grosse envie d’aller à Dakar.

DM Dakar
(Je parlais ici de mon amie Raissa, la meilleure d’entre nous, partie un an avant ce DM! <3)

Lorsque j’en ai discuté avec mes parents et que j’ai décidé de me lancer dans ce projet, c’était entre autres pour les raisons suivantes:

  • J’aimais mon travail mais j’avais perdu la passion pour. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour et j’avais vraiment envie de m’ouvrir à d’autres horizons.
  • Je commençais à étouffer littéralement et j’avais des coups de déprime de manière régulière. C’était le signe que le changement, c’est maintenant.
  • Je voyais mes 28 ans arriver et je me suis dit que si je ne fais pas ce dont j’ai toujours rêvé de faire, je vais surement le regretter plus tard. Pas mariée, sans enfant, je pouvais faire ce move alors pourquoi pas ?
  • Je bosse dans la comm et je trouvais que le Sénégal est un creuset de créativité qui ne pouvait que me faire du bien
  • Changer d’environnement n’allait pas comme par enchantement me rendre heureuse (c’est un voyage, pas une destination) mais ça allait m’apporter beaucoup en termes d’expérience et d’ouvertures.
  • Découvrir le monde c’est bien en résumé, pas besoin de raisons particulières au final 😀

Comment je me suis préparée ?

En réalité, je ne me suis pas très bien préparée je dois l’avouer. J’ai conclu quelques deals, j’ai passé deux entretiens, et j’ai mis un peu d’argent de côté. Mais tout s’est passé tellement vite entre le moment où j’hésitais à vraiment me lancer et celui où j’ai pris mon billet ! Il fallait que j’annonce la nouvelle aux autres collègues, aux amis, et mon départ était pratiquement imminent. Dans ma tête, j’avais toutefois calé la date de mon départ à la date de mes vacances. Je me suis dit que je ferai d’une pierre deux coups. Et je dois avouer que j’ai eu raison de le faire.

J’ai amorcé mon arrivée en terre sénégalaise avec de belles vacances en compagnie de merveilleuses femmes gabonaises que j’avais hâte de rencontrer en vrai. J’en parlerai dans un prochain billet, mais d’emblée je peux dire que la sororité est quelque chose d’important. J’ai été ravie de me retrouver avec ces jeunes femmes que je connaissais sur Twitter pour la plupart.

J’ai poussé un ouf de soulagement une fois posée, parce que les jours avant mon départ ont été catastrophiques: je vous l’ai dit, je n’étais pas très bien préparée (lol). J’ai même failli annuler mon voyage parce que je voyais dans cet enchainement d’évènements malencontreux un signe du ciel.

Alors, Dakar ?

Le Sénégal est vraiment la terre de la Téranga. A l’aéroport, des passagers ont été gentils avec moi et m’ont aidé avec mes valises (et là j’entends la voix de mon père me criant combien c’est dommage que je ne sache pas voyager léger). Une fois hors de l’aéroport, j’ai juste posé mes affaires et je suis ressortie retrouver les filles qui étaient dehors. J’ai par la même occasion vu d’autres twittos (togolais) avec qui j’échangeais déjà beaucoup et que j’avais aussi hâte de rencontrer.

Après ça, on a enchainé les sorties (Almadies, Gorée, Lac Rose, …) et mon petit corps fragile n’a pas pu suivre j’avoue. J’ai vite eu la réputation de dormeuse. Ce sont les vacances, pendant que les autres fouillent les meilleures fatayas de la ville, moi je dors. J’ai eu raison de dormir un minimum parce que vu la crève que j’ai chopée après 4 jours à Dakar, je me dis que ça aurait pu être pire. J’ai été malade plus de deux semaines, c’était horrible.

Tout le monde est gentil, sauf les chauffeurs de taxi. Si tu ne sais pas faire le wakhaale (discuter) tu te fais avoir et je me suis fait avoir plusieurs fois aussi. D’ailleurs, concernant les chauffeurs de taxi, les filles en partant m’ont dit « n’oublie pas, avant de prendre un taxi, demande lui s’il sait ce que c’est qu’un COD ». Je rigolais mais elles n’avaient pas totalement tort, vu comment je finis par me referer au GPS quand je suis en taxi ou alors j’appelle un / une ami (e) qui parle wolof.

J’étais prévenue que la vie coûte cher à Dakar, surtout le transport m’avait dit un ami. J’étais loin de la realité en fait. Lorsque tu es habitué au systeme de transport camerounais, je pense que c’est un peu normal.

Je connaissais quelques mots et expressions en wolof (merci Pracee) donc lorsque j’entendais un « kay niu lekk » (viens manger) je souriais et je faisais ma peule (pulaaku oblige) et ils insistaient et je finissais par ceder. Ça se passe toujours ainsi d’ailleurs. Mais j’essaye de ne pas manger n’importe où désormais.

J’ai eu la chance d’avoir des personnes sûres avant d’arriver et je leur suis très reconnaissante. Merci particulièrement à Sidy M.K., Lionel, Absatou, Ibrahim (tu gères à distance djo, jajeuf !), Mamy, Kelly, Fatima, Christophe, Elolo, Ingrid & Olivier.

Dans le prochain article, je vous raconterai les journées qui ont précédé mon départ. Si vous avez aimé celui-ci, partagez le 🙂

 

12 commentaires sur “De Douala à Dakar

  1. J’ai voyagé pendant que je te lisais 😊, j’attends impatiemment le prochain article parce que j’ai le même projet

Sois pas timide, laisse un commentaire :)