Fady Maxim Petoh Belles pages melancolie

J’ai lu… Les belles pages de la mélancolie de Maxime Petoh

Ce billet ne commencera pas par « un ami m’a offert ce livre ». Les plus belles pages de la mélancolie de Maxim Petoh est le premier livre dont je fais la revue et que j’ai acheté moi-même 😀

Twitter est ma principale mine d’or je vous assure. Je suis tombée sur ce livre en stalkant je ne sais plus trop quel twitto et il m’a tout de suite intéressé. Quelques jours plus tard, je retrouve l’auteur, Maxim Petoh, et en plus il est à Douala, donc je peux directement acheter le livre chez lui. RDV est pris pour un jour indéterminé (je passe cette partie). Me voici ce soir-là découvrant mon livre. C’est un livre de 136 pages que je pensais facile à lire au départ. Mais faut comprendre que lire quelque chose sous le prisme de la mélancolie rend automatiquement mélancolique et je ne pense pas qu’on puisse lire aisément en étant mélancolique. Si c’est possible, moi je n’y arrive pas. Je me plonge toujours dans mes pensées et je m’y noie.

4e de couverture

« À 20 ans, on m’a dit :
“ Tu as encore toute la vie devant toi… ” Hélas !
C’était bien ça tout mon problème. »

Elle nous fait pleurer, nous isole, nous rend dépressif voire odieux ; elle nous ronge les ongles, noircit notre feuille et maintient blanches nos nuits. Elle est détestable, peu enviable et pour tout dire insupportable. Voilà, la mélancolie n’a rien de séduisant et pourtant, elle reste l’inspiration favorite des poètes…

Prosélyte, Maxim Petoh nous livre un recueil bouleversant, bigarré et composite : à la fois ode au spleen et essai poétique, on y voit le lyrisme et la révolte côtoyer la liberté. À travers proses et vers, au détour de quelques rimes et croisant parfois un trait d’humour, la route du vague à l’âme se veut non sans vertu et possède même quelques charmes. Après tout, si cette dernière nous traîne dans les bas-fonds pour mieux nous enchaîner à nos remords, c’est tout de même elle qui nous en fait sortir. En suscitant nos pensées, elle les motive d’une redoutable envie : vivre !

Mes passages préférés

  • La beauté est dans l’interprétation

  • Soit Dieu existe, soit rien n’existe

  • On perd en temps à vouloir justifier nos erreurs. On gagne en sagesse en y tirant des leçons

  • Avec le temps s’estompe la douleur, la plaie peu à peu se cicatrise et, la cicatrice elle-même voit avec le temps une peau neuve, pleine de vie la recouvrir…

  • Avec le temps, on devient solitaire c’est-à-dire vivre en mémoire. Ressasser vos premières fois (vos échecs), vos tentatives (vos victoires)

  • Parce qu’écrire c’est précisément s’engager. Etre lecteur c’est voir derrière chaque mot, derrière chaque tournure, chaque expression et chaque phrase, les pensées exprimées par l’auteur. Celles non exprimées, celles qu’il a omis d’exprimer, celles qu’il n’a pas eu le courage d’assumer mais que vous portez. Oui, lire c’est se projeter dans la tête de l’auteur et dans son histoire et y trouver vos racines.

  • Sois réaliste, vise l’impossible

  • Chaque rencontre est un trampoline qui nous propulse au plus près de nos rêves

  • Parmi les grandes causes de mortalité, vient en pôle position la vie

  • L’aurore de ta vie peut être le crépuscule d’un des tiens

  • Si la mort est le stade de tout repos, cela signifie que la vie retient en captivité l’homme

  • La vie, dès les premières secondes est une course vers la mort

  • Solitude: état d’une personne qui se soustrait ou qui est forcée de se soustraire du présent et des autres pour vivre de réminiscences, de remords et de regret et toujours suspendu au passé

  • Où que j’aille, ou que je sois, l’autre est toujours avec moi!

  • Un jour, je serai heureux, mais pour l’instant, je vis.

J’ai particulièrement aimé les poèmes suivants:

A fleur de toi, en manque de…

A fleur de toi, en manque de... Maxim Petoh

 

Cette main

Cette main - Maxim Petoh

 

Le récit de l’absens Le recit de l'absens Maxim Petoh Le recit de l'absens Maxim Petoh

 

De deux choses, lune De deux choses, Lune Maxim Petoh

Mon verdict

Entre mélancolie, cynisme et prosélytisme, il aborde les thèmes de la mort, les coeurs brisés, la guerre, les viols, la prostitution, l’avortement, la solitude pour ne citer qu’eux. J’ai eu un peu de mal à terminer le recueil je l’avoue et j’ n’ai pas regretté d’avoir acheté ce livre. L’art est à encourager, sans aucun doute.

 

2 commentaires sur “J’ai lu… Les belles pages de la mélancolie de Maxime Petoh

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